LES DIFFICULTES ET LES TROUBLES D'APPRENTISSAGE

CENTRE PMS DE VIRTON WBE 

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LES DIFFICULTES ET LES TROUBLES D'APPRENTISSAGE

Difficultés, troubles, besoins spécifiques, aménagements 

Notre travail consiste, en collaboration avec vous, à faire un travail de prévention, c’est-à-dire :

    • Repérer les obstacles possibles rencontrés par les élèves, afin de les réduire le plus possible pour prévenir l’apparition de difficultés ;

 

    • Repérer les difficultés naissantes afin d’y remédier avant qu’elles aient un impact négatif ;

 

    • Comprendre les difficultés avérées (si elles n’ont malheureusement pas été détectées plus tôt) pour y apporter ensemble (et avec la famille) les solutions les plus porteuses pour chaque élève.

Pour chaque difficulté observée ou questionnement survenu, nous procédons comme décrit ci-dessus dans « CPMS - Mode d’emploi ». (Si les familles ne nous contactent pas malgré vos encouragements, nous ferons, bien sûr, le premier pas !)


Nos actions à chaque niveau (en 1ère, 2ème, 3ème maternelles, en 1ère primaire et 1ère secondaires, ou, pour les autres niveaux, en fonction des demandes et des besoins recueillis lors de nos concertations hebdomadaires) sont décrites plus en détail dans notre Projet de centre.


Nous parlerons de difficulté d’apprentissage


quand il s’agit d’un retard scolaire ou d’une difficulté passagère observée chez l’enfant. Elle peut toucher différentes branches de la scolarité : le langage oral (la production de mots, de phrases, la compréhension de consignes…), le langage écrit (la lecture, l’écriture, l’orthographe, la grammaire), les mathématiques…

Plusieurs causes sont possibles, liées aux stratégies cognitives utilisées par l’élève, à l’environnement éducatif, à la confiance en soi, la santé…  

Afin d’y remédier, différents moyens peuvent être mis en place (après analyse commune si besoin) :

    • Remédiation pédagogique ;
    • Travail psychologique ou psychothérapeutique ;
    • Psychomotricité ou thérapie psychomotrice ;
    • Rééducation logopédique, orthoptique, neuropsychologique ;
    • Changement de méthode de travail ;
    • Travail sur les projets et la motivation ;

 

On parle de « trouble d’apprentissage »


quand la difficulté est persistante et résiste aux remédiations pédagogiques déjà tentées.

L’hypothèse d’un trouble d’apprentissage peut être avancée suite aux examens réalisés au CPMS (souvent suite aux observations et questionnements dont vous nous avez fait part) et confirmée par des examens approfondis ciblés qui sont recommandés aux parents en fonction de chaque situation spécifique.

Chez l’enfant ou le jeune présentant un trouble d’apprentissage, il n’y a ni déficience intellectuelle, ni déficit sensoriel, neurologique ou psychoaffectif.

Il est important de noter que l’environnement (familial ou scolaire) n’est pas responsable de l’apparition de ces troubles (qui d’après les recherches actuelles seraient liés à l’équipement fonctionnel de base de chacun) mais qu’il peut l’influencer, de manière positive ou négative (moyens d’aides mis en place notamment).

De même, l’enfant présentant un de ces troubles n’est ni paresseux ni de mauvaise volonté, mais souvent découragé par l’obstacle qu’il ressent et qu’il est d’autant plus urgent de nommer et de décrire pour le rassurer !

Les troubles des apprentissages peuvent être discrets. Certains enfants mettent spontanément en place des stratégies pour pallier les difficultés qu’ils rencontrent en classe : en ayant une attitude volontaire, en apprenant leurs leçons par cœur ou en appliquant rigoureusement une procédure proposée (etc.), ils parviennent à atteindre en grande partie les objectifs pédagogiques fixés.

 

Vidéo suggérée : https://www.aufeminin.com/video-maman-bebe/enfant-paresseux-faineant-cause-paresse-v286269.html

 

Les résultats en « dents de scie », observés parfois, peuvent être expliqués par le phénomène de « multi/double-tâche » et de « coût » ou d’« effort » cognitif. En effet, certains apprentissages qui ne sont pas devenus automatiques (lecture, écriture, graphisme, organisation d’une page, etc.), exigent plus de contrôle, et plus de ressources attentionnelles.                                                                                                                               

Source : http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2004.borel_a&part=88666

 

Les troubles d’apprentissages font l’objet d’une classification, utile pour mettre un mot sur une difficulté qui est source d’impuissance, ou pour générer l’ouverture à certains droits. Chaque enfant, chaque jeune est cependant unique et ne doit jamais être identifié à un trouble quelconque ! Ainsi, nous ne dirons pas qu’un élève est dyslexique (dyspraxique, dysphasique, hyperactif…) mais qu’il présente telle ou telle difficulté spécifique pouvant s’inscrire dans tel diagnostic (par exemple, comme cité ici, la dyslexie).

La présentation des différents troubles permet également de se représenter les challenges auxquels un enfant qui présente un dys- est confronté chaque jour en classe.

 

Pour chacun de ces troubles, dont une description est donnée dans l’onglet « Gérer les troubles dys », certaines pistes inspirées des techniques de rééducation (logopédique et neuropsychologique) vous sont proposées dans les paragraphes intitulés « conseils pour la classe ».

Une fiche complète réalisée par le CPMS est accessible en PDF pour chaque trouble.

 

Besoins spécifique et aménagements : Pourquoi ? Comment ?

Un enfant qui présente un/des trouble(s) d’apprentissage a des besoins spécifiques qui demandent des aménagements pédagogiques, tout comme une personne qui présente des problèmes de vue, a besoin de porter des lunettes.

Les intervenants sont comme l’ophtalmologue qui réalise un examen ophtalmologique et rédige une ordonnance pour dire quels seront les verres les plus adaptés à son patient. C’est pourquoi, les échanges avec les parents et les différents intervenants vous permettent souvent de gagner du temps dans le choix des aménagements pédagogiques.                                                                                            

Certaines personnes ont besoin de « lunettes de repos », d’autres ont des problèmes de vue importants et ne peuvent se passer de leurs lunettes, pour d’autres encore la vue évolue et ils ont besoin de changer de correction. De la même manière, certains aménagements seront utilisés ponctuellement, d’autres devront être mis en place toute l’année, et certains devront être réajustés.                                                                                                                                                                    

Si un aménagement vous semble adapté, parlez-en avec l’enfant concerné, voire également avec ses parents. Convenez ensemble un essai de 15 jours (ou plus). Après la « période d’essai », ré-évaluez ensemble l’aide apportée, les avantages et les inconvénients de l’aménagement testé pour l’enfant et pour vous. De cette manière, l’enfant sera impliqué et aura la possibilité d’agir pour réajuster sa méthode de travail, son attitude, etc.

 Notons que les caractères et tempéraments de chacun auront une influence sur vos prises de décisions. En effet, certains enfants n’accepteront que des aménagements discrets (peur du regard des autres, volonté de montrer qu’ils sont capables etc.). D’autres, au contraire, vont se vanter des « privilèges » et attentions que vous leur accordez. Cet aspect peut être important à considérer lorsqu’il faut évaluer un aménagement et le réajuster.